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vendredi 30 septembre 2011
mardi 27 septembre 2011
L'ANSE DU FOU.
LA VOIX DU DIABLE.
Chapitre
1
Son histoire paraissait si curieuse et si invraisemblable que toute la ville n'hésitait pas à traiter le vieux Léopold de " chaben fou". Mais sûre de toutes ces choses qu'il avait vu et entendu ce jour-là où son vieil ami tel un vieux fou était allé se jeter du haut de cette falaise pour y mourir en bas sur les rochers et dans les lames écumeuses de la mer; le vieux Léopold continuait tous les jours et sans relâche à leurs conter son histoire au sujet de la mort de son défunt et vieux compère Kébwa. Et, les jours, les semaines les mois et les années passant, et puisque personne ne voulait l'entendre,le vieil homme passait la plus part de son temps assis devant une table dans la boutique bar de man Lérandy à boire du rhum blanc jusque tard dans la nuit. Puis, un jour, c'était un jeudi matin et il était dans les environs de 10h00 quand soudain la terrifiante nouvelle tomba dans les oreilles de la ville. Cette nouvelle provenant du côté de la petite plage de sable noir et fin de l'anse du fou, n'était pas très bonne en soit, car elle laissait entendre qu'une jeune femme du bourg prénommée Alexandra qui était montée aider les marins pécheurs à tirer la senne avait volontairement avancé la main afin d'écarter le cadavre carbonisé d'un jeune coolie tamoul ballotté par les lames tout près de ses jambes. A peine la nouvelle entendue, le vieux Léopold écarta les deux grosses paupières et montrer ses deux grosses pupilles blanchies par l'alcool. Eh, ben, dit-il. Puis il se leva de sa chaise. Il prit le temps de bien planter ses pieds et d'équilibrer sa marche lente sur le plancher craquant. Il savait que cette mauvaise nouvelle était aussi un très mauvais présage des souffrances à venir pour la jeune Alexandra qui ignorait absolument tout au sujet de cette maladie blanche que contracte tous ceux et toutes celles avant-elle qui avait auparavant touché le cadavre carbonisé. Il savait que c'était le présage et la continuité de l'époque où le vieux tamoul descendait avec son mulet récupérer le cadavre carbonisé de l'un de ses fils qui était allé se suicider en se jetant du haut cette falaise que les anciens avait surnommé:" la falaise maudite de coolies." Il n'était pas trop mécontent non plus, car il savait que cette mauvaise nouvelle au sujet de cette jeune femme allait aussi réveiller la mémoire et l'esprit de cette époque passée dans la tête de tous ces vieux samaritains qui contrairement à lui avaient préférés se taire que de s’entendent traités de vieux fous. Autant qu'il cherchait dans ses souvenirs ébréchés par la disparition de son compère Kébwa, la dernière histoire remontait à plus d'une vingtaine d'années. C'était l'année où ce vieux fou de Odilon qui se targuait être le meilleur kimbwazeur de l'île, et qui pour le montrer et se moquer du vieux tamoul avait touché le corps carbonisé de son jeune fils qu'il était descendu récupérer sur la plage. Son acte de moquerie lui avait valu de mourir sept jours plus tard dans les souffrances atroces de cette maladie blanche comme chair de corossol, disaient les anciens de cette époque déjà ancienne. Il avait passé sept longs jours à hurler et à regarder sa peau noire de nègre se métamorphosée en peau blanche purulente. Et ne pouvant plus supporter toutes ces atroces souffrances et sa puanteur et pour en finir il était allé se jeter du haut de cette falaise pour y mourir le corps carbonisé tel un jeune tamoul dans les flots brûlant et mystérieux de la mer à l'anse du fou. Et à la seconde même où la mauvaise nouvelle lui était parvenue dans les oreilles, le vieux Léopold avait prédit le même mauvais sort et les pires souffrances à la malheureuse Alexandra. Et sa prédiction se révéla très juste en soit, car trois jours plus tard après sa malheureuse imprudence, elle était allée tirée la senne avec les marins pêcheurs qui avaient jeté leur filet dans la mer proche de la grande plage de sable noir de Sainte-Marie. Ils étaient tous à tirer sur les cordes tendues de la senne et riaient autant qu'ils pouvaient des blagues que certains lançaient d'en l'air, quand soudain un hurlement atroce et une flamme de feu provenant de la main de Alexandra jetèrent un grand effroi parmi eux. Aussitôt ce fut la panique, car tous ceux qui étaient-là à tirer la senne ouvrirent des grands yeux ronds. Tous lâchèrent les cordes de la senne et se mirent à courir sur le sable chaud de la plage de fuirent assez loin du mystérieux phénomène qu'aucun d'entre eux n'avait jamais vu jusqu'à ce jour-là. Alexandra quant à elle, telle une folle s'était précipité d'aller plonger les bras en avant dans la mer afin d’éteindre cette curieuse et mystérieuse flamme de feu brûlant son bras. Ses yeux globuleux plantés sur son bras, elle quitta lentement les lames tout en scrutant tous ces points grisâtre surgissant sur son bras. Voyant cela, Alexandra poussa un nouveau hurlement et se mit à courir sur la plage en direction de la boutique bar de man Lérandy montrer son bras brûlant et pointillé devant les yeux ahuris du vieux chaben, qui y vit dans cette curieuse et mystérieuse phénomène tous les signes visibles de cette malédiction qui frappe de mort certaine, quiconque ayant commis l'imprudence de toucher le cadavre carbonisé d'un jeune tamoul que les flots de la mer aurait jeté sur la plage à l'anse du fou. Le vieux chaben avala son petit feu de rhum blanc et il dit à la jeune Alexandra et à tous les badauds curieux qui avaient emplis la boutique bar de man Lérandy : " Ceci est bien la marque de la malédiction des coolies de l'Etoile !" Ces paroles plongea Alexandra dans l'horreur et l'angoisse. Mais seulement elle était loin, très loin d'imaginer toutes les surprises et toutes les souffrances à venir. Dans le courant de cette même après-midi, son bras pointillé de gris et engourdi s'était alors enflammé et mis le feu à sa jupe. Elle avait poussé un hurlement tel qui avait tiré aussi brutalement toute la petite communauté de marins pêcheurs du Bord de la Rivière de leur sieste à l'ombre des cocotiers. Et telle une folle elle avait quitté sa case et courir sur le sable noir et chaud de la plage en direction de la mer dans laquelle elle n'hésita pas de plonger dans les lames écumantes afin d'éteindre une fois de plus ce feu du Diable qui faisait pétarader sa chair tel un vulgaire morceau de bois mort et sec. La peur dans le ventre, quelques uns de ces marins pêcheur quittèrent leur hamac et se précipitèrent afin de porter un peu de secours à la malheureuse Alexandra. Mais seulement tous s'étaient tenus à distance respectable et tremblaient d'effroi sur leurs jambes flageolantes devant ce mystérieux feu magique et diabolique des coolies consumant le bras de la malheureuse Alexandra.Cette résurgence soudaine de cette mystérieuse pratique macabre monstrueuse et surtout diabolique de ces coolies de l'Etoile avait soulevé la haine et la grogne à leur égard. Toutes la ville hurlait sa haine et lançait des menaces de mort contre ces coolies de l'Etoile. Pour autant cette débauche de haine et de menace de mort étaient loin de faire l’unanimité contre les maudits coolies de l'Etoile... car tandis que certains et surtout les plus anciens parmi eux cherchaient à ressusciter dans leur mémoire un quelconque mauvais sort autrefois jeté par ces coolies contre un membre de leur famille mort depuis; d'autres se réjouissaient d'un silence intérieur et admiratif vis à vis du vieux coolie qui par ses pratiques diaboliques imposait respect et silence à tous ces pseudos nègres tjimbwazeurs des environs. Seulement ni leur haine ni les injures et les menaces de mort et leurs nombreuses spéculations pour le moins gratuits qu'ils proféraient à l'encontre du vieux coolie n'y changeait absolument rien aux souffrances qu'endurait la pauvre Alexandra victime de cette malédiction. Devant ce déferlement le vieux coolie, quant à lui, restait aussi stoïquement debout sur ses pieds nus comme les nombreuses statues en bois et rieurs décorant l'intérieur de sa grande case et l'entrée de sa petite chapelle. Car c'était sa réponse aux moqueries de ces nègres marrons qui l'avait surnommé " Coolie Mangé Chien" le coolie mangeur de chien. Comme lui aussi détestait à un point tel tous ces vieux nègres marrons, que pour mettre de la distance entre eux, il avait clôturé sa propriété interdite aux nègres marrons de solides poteaux et de trois rangés de fil barbelé qu'il passait une longue parti de son temps à contrôler et à renforcer. Et pour bien signifié à tous ces nègres marrons que poser un pied sur sa propriété était formellement interdit aux nègres et serait considérer tel un acte d'agression, il avait entassé trois tas de pierres derrière les limites de sa clôture qui longeait la trace sur environ cent cinquante mètres devant sa grande case. Et comme il n'existait aucun portail barrant l'accès de sa grand cour signalée par la présence de deux manguiers aux feuilles vertes, il passait parfois et surtout la journée du dimanche assis sur son petit banc à l'ombre de sa véranda à monter la garde tel un vieux chien de garde toujours près à mordre ses vieux voisins de l'Etoile lorsque ces derniers revenaient de la messe au bourg et qu'ils s'arrêtaient ne serait-ce que quelques secondes afin de reposer leurs vieilles jambes fatiguées à grimper la pente du morne ou s'abriter d'une averse de pluie sous les vertes branches de ces manguiers. Et les mains armées de pierres, le vieux coolie n'hésitait nullement à quitter son petit banc et l'ombre de sa véranda tel un vieux chien de garde fou furieux quitte sa niche et chassé l'intrus par une volée de pierres : " Fouté lican, fouté lican,sakré nèg mahon !" hurlait-il après l'intrus tout en le bombardant de ses pierres qu'il allait ramasser après la fuite de l'intrus.
Chapitre
2
Cependant la pauvre Alexandra avait beau passer beaucoup de temps à l'église à genou aux pieds de la Vierge Marie et de l'Archange Michel terrassant le dragon noir. Elle avait même imploré les secours d'Ammwé, le dieu nègre, mais aucun d'entre eux ne se révéla assez puissant pour lui éteindre le feu mystérieux et diabolique du vieux coolie de son bras. Et tandis que de jour comme de nuit elle n'arrêtait point de marcher le bras écarté pour ne pas mettre le feu à ses vêtements dans les rues et les ruelles du bourg tout en hurlant les souffrances atroces du tjimbwa du vieux coolie dévorant son bras à l'oreille du bourg compatissant et impuissant, la seule et unique espérance qui semblait s'offrir à elle, était qu'elle aille un jour se jeter du haut de cette maudite falaise et se faire rôtir tel un jeune coolie dans les flots mystérieux et brûlant du Diable au fond de cette falaise.
Chapitre
3
Les neuf premiers jours de sa maladie furent les plus atroces pour elle à supporter, car ce mal mystérieux continuait son inexorable évolution en plaie purulente jusqu'au niveau de son épaule. Et elle était parvenue au quinzième jour de sa curieuse maladie et c'était aussi la vingt et unième fois qu'elle passait devant la boutique bar de man Lérandy tout en hurlant ses souffrances et donnant le frisson et la chair de poule au vieux Léopold toujours attablé à boire ses petits punchs. Elle continuait sa ronde infernale quand soudain la voix d'une femme debout sur le trottoir l'interpella et lui fit détourner la tête et de s'arrêter. "Eh, vini tibwin la, manzè Alexandra." lui avait dit la vieille femme qui de son index lui disait de s'approcher. Bien que le visage de la vieille femme lui était complètement inconnu, la pauvre Alexandra exécuta les quatre pas en arrière entre elle et la vieille femme inconnue. "Madamm mwen pa konnett ou pouthi ou ka krié mwen? dit-elle à la vieille femme.Mademoiselle Alexandra nous ne nous connaissons pas, mais moi je connais la seule personne qui peut vous guérir de cette curieuse malédiction des coolies de l'Etoile. Vous, madame, vous connaîtriez une personne qui peut me guérir de mes souffrances. Que Dieu soit loué, je ne vous demande pas qui vous êtes, madame, mais seulement de me conduire aussitôt vers cette personne qui peut selon vous me délivrer de toutes ces souffrances, madame. Vite, vite madame, qui est donc cette personne que vous connaissez et qui peut me délivrer de toutes ces atroces souffrances, madame?... Vous n'avez qu'à prendre la trace en direction de Ladorcey et je vous montrerai la case de cette personne seule capable de vous guérir, mademoiselle Alexandra. lui avait dit la vieille inconnue. Cette rencontre pour le moins impromptue avec cette étrangère avait suscité un tel espoir d'une guérison future dans la tête de la pauvre Alexandra qu'aussitôt entendu et pour ne pas perdre une seule nouvelle seconde en bavardage,elle avait reprit sa marche folle, mais non pas pour arpenter les rues et les ruelles du bourg mais cette fois dans la direction de la petite localité de Ladorcey située à environ une heure et demie de marche de Sainte-Marie et sans même savoir chez qui elle devait s'y rendre à Ladorcey. Et elle était arrivée sur la rive de cette rivière qui sectionnait-là la trace devant-elle. Et sur l'autre rive de cette rivière que l'on traversait à gué, était debout la vieille femme qui visiblement l'attendait-là pour la conduire vers le lieu de sa guérison future.Alexandra traversa très vite la rivière à la rencontre de la vieille inconnue qui aussitôt l'accompagna sur environ une centaine de mètres dans la trace et s'arrêter devant la naissance d'un petit sentier de terre battue sur le bord de la trace. Ce petit sentier glissait en pente douce en direction d'une petite case cachée et à peine visible derrière l'énorme tronc d'un figuier touffu de feuille verte tout au loin sur la pente du morne. C'est dans cette case que vous entrapercevez là-bas derrière le figuier que demeure cette personne qui va vous guérir de la maladie des coolie. A présent il ne vous reste plus qu'à descendre et d'allez frapper sur la porte et demandez après monsieur Adrien, mademoiselle Alexandra. lui avait dit la vieille femme inconnue avant qu'elle ne fit quelques pas en arrière et de disparaître promptement. Ce dont elle ne s'aperçu même pas tellement qu'elle était pressé de courir et de frapper sur la porte de l'inconnu. "To,to,to, monsieur Adrien. Vous êtes là, monsieur Adrien? avait-elle dit devant la porte. Mais oui que je suis là, et qui me demande?" répondit la voix d'un homme dans l'intérieur. Qui que vous êtes, je vous demande de m'accorder trente secondes avant de vous ouvrir ma porte, ajouta la voix.
- Bonjour,monsieur.
- Bonjour, mademoiselle.
- C'est bien vous, monsieur Adrien, n'est-ce pas.
- Oui, je m'appelle Adrien, mais je ne peux pas vous dire si c'est bien celui que vous cherchez, mademoiselle.
- Je vous demande pardon, monsieur, car j'ignore moi-même quel monsieur Adrien que je cherche, car il y a environ 2h00 j'ai rencontré au bourg une vieille femme qui m'est totalement inconnue qui ne m'a même pas dit son nom. Et cette vieille femme qui m'a accompagné jusqu'ici et qui était là il y à peine une minute m'a envoyé ici frapper sur la porte de cette case et demander monsieur Adrien. - Frapper à ma porte, mais pourquoi faire, mademoiselle...
- Je me prénomme Alexandra et vous avez peut-être déjà entendu parler de moi, monsieur Adrien, lui dit-elle tout en mettant son bras malade en évidence pour qu'il le voit.
- Koumen sa ki rivérr épi ki moun ki ferr sa, manzè Alexandra?... (Qu'est-ce que c'est et qui est la personne qui vous a fait ça?) lui avait demandé Adrien très étonné.
- An kooli, an kooli mô ki fè mwen sa, missié Adrien. ( un coolie mort qui m'a fait ça, monsieur Adrien.)
- Maman,maman, hurla Adrien, avant qu'il ne se penche la bouche grand ouvert le front plissé et les yeux écarquillés sur le bras blanc et purulent de la malheureuse Alexandra en train de se vider de toutes les lames de son corps.
- Cela fait quinze jour, jour pour jour, monsieur Adrien, que j'étais à tirer la senne sur la plage de l'anse du four et que j'avais repoussé le cadavre carbonisé d'un jeune coolie que la mer était sur le point de rejeter sur le sable. Et depuis ce jour-là, monsieur Adrien, mon bras n'a jamais cessé de me brûler et de brûler aussi mes vêtements si je ne fais pas attention à le maintenir écarté. Mais tandis qu'elle lui contait son histoire, ses jambes devenues trop faible avaient fini par la faire chancelé. Et comme elle avait tenté de se retenir elle avait dans son élan posé sa main sur la table de salon de Adrien qui aussitôt ouvrit encore plus grand ses deux beaux yeux d'un gris clair en voyant monter la fumée et l'empreinte de la main de Alexandra incrustée dans le bois de sa table. Cette manifestation du feu dans la chair avait bouleversé Adrien qui après quelques secondes avait retrouvé son esprit en bégayant à Alexandra :" Mwen, mwen ké, kéké tra, tra, vaill, ba, barr, man, man, zè, zè, A, A, le, lex, an, an, dra, dra." (Je vais travailler pour vous, mademoiselle Alexandra). Nous sommes aujourd'hui mercredi, mademoiselle Alexandra, revenez me voir ici même après demain vendredi à 9h00 et je vous guérirai de cette maladie des coolies, mademoiselle Alexandra, lui avait dit Adrien et sans jamais lui dire qu'il était séancier. La souffrance devenait de plus en plus insoutenable car son bras était à pourrir à vu d'oeil. Et il y avait qu'à voir cette volée de mouche chaque seconde plus nombreuse qui l'envahissait afin de se délecter de pu jaillissant de son bras infecté par la malédiction des coolies. Et cela ne l'avait nullement gêné pour ouvrir tout grand ses deux petits yeux rougis par les douleurs et les plantés dans les yeux gris clair du jeune séancier qui venait de lui promettre la guérison. Son visage s'était un peu reteint de la fraîcheur de ses vingt-trois ans, car c'était la première fois depuis les douze jours qu'elle souffrait la mort qu'elle trouvait un peu de réconfort et aussi un peu d'espoir de la bouche de cet homme qui à l'évidence ne devait pas être de beaucoup plus âgé qu'elle. Mais seulement elle souffrait trop dans sa chair et elle était aussi persuadé que le jour de la délivrance était proche car elle était aussi persuadée à ne pas pouvoir tenir jusqu'au vendredi suivant sans qu'elle n'alla se jeter du haut de la falaise du diable des coolies de l'Etoile. Et depuis, il y avait aussi cette voix étrange dont elle avait même oublié de mentionner à Adrien. Cette voix étrange qui lui parlait et la suivait toutes les nuits dans les rues et les ruelles du bourg sans qu'elle n'ait pu jamais comprendre un seul mot de ce langage aussi incompréhensible que le feu dans son bras. Ce jour était proche car elle était pour sûre que cette voix qu'elle entendait lui parler dans l'invisible toutes les nuits depuis qu'elle avait touché le corps carbonisé du jeune coolie que la mer renvoyait sur le sable et qu'elle était à souffrir de cette maladie que cette voix étrange était peut-être la même voix que celui qu'avait entendu le vieux monsieur Léopold le jour où cette voix étrange avait commandé et guidé son compère Kébwa jusque sur le sommet de la falaise du diable des coolies pour s'y jeter et y mourir le corps carbonisé tel un jeune coolie dans les flots bouillants de la mer au fond de cette falaise maudite. Oui, elle savait ce jour très proche. Si proche que le lendemain matin jeudi à 10h00 le chant des lambis (conques) vinrent interrompre le travail qu'avait commencé le jeune Adrien pour la guérison future de Alexandra.Mais voila, le fatal destin avait définitivement choisi son camp.
La belle Alexandra était morte. Elle avait connu l'enfer des coolies de l'Etoile, et qui sait si elle était parvenue là-haut dans le paradis d'Ammwé le dieu nègre...avait bougonné le jeune Adrien.
- Bonjour,monsieur.
- Bonjour, mademoiselle.
- C'est bien vous, monsieur Adrien, n'est-ce pas.
- Oui, je m'appelle Adrien, mais je ne peux pas vous dire si c'est bien celui que vous cherchez, mademoiselle.
- Je vous demande pardon, monsieur, car j'ignore moi-même quel monsieur Adrien que je cherche, car il y a environ 2h00 j'ai rencontré au bourg une vieille femme qui m'est totalement inconnue qui ne m'a même pas dit son nom. Et cette vieille femme qui m'a accompagné jusqu'ici et qui était là il y à peine une minute m'a envoyé ici frapper sur la porte de cette case et demander monsieur Adrien. - Frapper à ma porte, mais pourquoi faire, mademoiselle...
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- An kooli, an kooli mô ki fè mwen sa, missié Adrien. ( un coolie mort qui m'a fait ça, monsieur Adrien.)
- Maman,maman, hurla Adrien, avant qu'il ne se penche la bouche grand ouvert le front plissé et les yeux écarquillés sur le bras blanc et purulent de la malheureuse Alexandra en train de se vider de toutes les lames de son corps.
- Cela fait quinze jour, jour pour jour, monsieur Adrien, que j'étais à tirer la senne sur la plage de l'anse du four et que j'avais repoussé le cadavre carbonisé d'un jeune coolie que la mer était sur le point de rejeter sur le sable. Et depuis ce jour-là, monsieur Adrien, mon bras n'a jamais cessé de me brûler et de brûler aussi mes vêtements si je ne fais pas attention à le maintenir écarté. Mais tandis qu'elle lui contait son histoire, ses jambes devenues trop faible avaient fini par la faire chancelé. Et comme elle avait tenté de se retenir elle avait dans son élan posé sa main sur la table de salon de Adrien qui aussitôt ouvrit encore plus grand ses deux beaux yeux d'un gris clair en voyant monter la fumée et l'empreinte de la main de Alexandra incrustée dans le bois de sa table. Cette manifestation du feu dans la chair avait bouleversé Adrien qui après quelques secondes avait retrouvé son esprit en bégayant à Alexandra :" Mwen, mwen ké, kéké tra, tra, vaill, ba, barr, man, man, zè, zè, A, A, le, lex, an, an, dra, dra." (Je vais travailler pour vous, mademoiselle Alexandra). Nous sommes aujourd'hui mercredi, mademoiselle Alexandra, revenez me voir ici même après demain vendredi à 9h00 et je vous guérirai de cette maladie des coolies, mademoiselle Alexandra, lui avait dit Adrien et sans jamais lui dire qu'il était séancier. La souffrance devenait de plus en plus insoutenable car son bras était à pourrir à vu d'oeil. Et il y avait qu'à voir cette volée de mouche chaque seconde plus nombreuse qui l'envahissait afin de se délecter de pu jaillissant de son bras infecté par la malédiction des coolies. Et cela ne l'avait nullement gêné pour ouvrir tout grand ses deux petits yeux rougis par les douleurs et les plantés dans les yeux gris clair du jeune séancier qui venait de lui promettre la guérison. Son visage s'était un peu reteint de la fraîcheur de ses vingt-trois ans, car c'était la première fois depuis les douze jours qu'elle souffrait la mort qu'elle trouvait un peu de réconfort et aussi un peu d'espoir de la bouche de cet homme qui à l'évidence ne devait pas être de beaucoup plus âgé qu'elle. Mais seulement elle souffrait trop dans sa chair et elle était aussi persuadé que le jour de la délivrance était proche car elle était aussi persuadée à ne pas pouvoir tenir jusqu'au vendredi suivant sans qu'elle n'alla se jeter du haut de la falaise du diable des coolies de l'Etoile. Et depuis, il y avait aussi cette voix étrange dont elle avait même oublié de mentionner à Adrien. Cette voix étrange qui lui parlait et la suivait toutes les nuits dans les rues et les ruelles du bourg sans qu'elle n'ait pu jamais comprendre un seul mot de ce langage aussi incompréhensible que le feu dans son bras. Ce jour était proche car elle était pour sûre que cette voix qu'elle entendait lui parler dans l'invisible toutes les nuits depuis qu'elle avait touché le corps carbonisé du jeune coolie que la mer renvoyait sur le sable et qu'elle était à souffrir de cette maladie que cette voix étrange était peut-être la même voix que celui qu'avait entendu le vieux monsieur Léopold le jour où cette voix étrange avait commandé et guidé son compère Kébwa jusque sur le sommet de la falaise du diable des coolies pour s'y jeter et y mourir le corps carbonisé tel un jeune coolie dans les flots bouillants de la mer au fond de cette falaise maudite. Oui, elle savait ce jour très proche. Si proche que le lendemain matin jeudi à 10h00 le chant des lambis (conques) vinrent interrompre le travail qu'avait commencé le jeune Adrien pour la guérison future de Alexandra.Mais voila, le fatal destin avait définitivement choisi son camp.
La belle Alexandra était morte. Elle avait connu l'enfer des coolies de l'Etoile, et qui sait si elle était parvenue là-haut dans le paradis d'Ammwé le dieu nègre...avait bougonné le jeune Adrien.
Chapitre
4
Après que la nouvelle de la mort de Alexandra lui soit parvenu dans les oreilles, Adrien s'était penché à réfléchir sur l'identité de cette curieuse et mystérieuse maladie de la malédiction des coolies de l'Etoile qui mettait le feu dans la chair de leur victime jusqu'à le rendre folle pour qu'elles aillent se jeter du haut de cette falaise et se tuer d'une manière pas très ordinaire. Il avait aussi réfléchit sur l'identité et la présence de cette vieille femme inconnue qui avait conduit la défunte Alexandra jusqu'à sa case à Ladorcey. Il était d'autant assez perplexe que étonné puisque cela faisait seulement une semaine qu'il avait quitté Haïti où ses parents actuellement décédés l'avait emmené à l'âge de deux ans pour y revenir vivre définitivement à Ladorcey pour y exercer sa profession de Séancier. Hormis son vieil oncle Julius et son cousin Antonin, il ne connaissait personne d'autre ni dans ce coin perdu de Ladorcey ni dans toute l'île pouvant être au courant de son retour dans son Île natale. Et il n'arrêtait pas de s'interroger sur l'identité de cette vieille femme qui le savait séancier, savait qu'il était revenu depuis une semaine au pays, qu'il habitait cette case hérité de ses parents défunts et qui plus est avait accompagné la jeune Alexandra jusqu'ici le consulter en lui donnant l'espoir d'une guérison future.
Chapitre
5
Le soir venu, il s'était empressé de grimper la pente du morne jusque chez son oncle Julius et le questionner au sujet de cette mystérieuse vieille femme. Mais, malheureusement pour lui, son oncle Julius avait cherché dans tous les coins de sa tête. Il avait passé en revue toutes les vieilles femmes de sa connaissance et il n'avait trouvé aucune qui fut ou soit au courant du retour de Adrien à Ladorcey. Il lui avait aussi demandé le chemin à son oncle Julius pour se rendre à l'anse du fou sans jamais annoncer la visite de Alexandra chez-lui dans sa case. Il avait diné en compagnie de son oncle Julius et cousin Antonin et ensuite il était redescendu dans sa case se coucher car il avait dans l'idée de se lever à 4h00 le lendemain matin pour seller sa belle jument au poil roux que personne d'autre que lui seul savait la raison qui l'avait poussé à la prénommé, Mama Doc. Il était âgé de 35 ans et il se considérait comme un jeune haïtien que la cruauté de la dictature de Papa Doc avait poussé à fuir cette Île que lui-même considérait pour son Île natale pour y avoir passé toute son enfance et une assez longue parti de sa jeunesse à suivre ses parents défunts dans toutes les cérémonies Vaudou qui se déroule dans cette Île. Et depuis qu'il était revenu à Ladorcey afin de retrouver ses vraies racines c'était aussi la première fois qu'il se trouvait confronter à de tels mystères. Il avait poussé sa belle monture jusque sur le sommet de la falaise diabolique des coolies. Il s'était rendu à pieds jusqu'à cet endroit supposé où ces jeunes coolies qui pour une raison totalement inconnue de lui allaient se jeter dans le vide pour y atterrir trente mètres plus bas en plein sur les rochers au milieu des vagues bouillonnantes de la mer. Il avait observé la direction d'où soufflait le vent. Enfin il était retourné enfourché sa belle monture et l'avait poussé jusque sur la petite plage de sable noir et fin de l'anse du fou chargé de toutes les histoires macabres et diaboliques des jeunes coolies de l'Etoile qui étaient allés un jour se débarrasser de leur folie en se jetant du haut de cette falaise et que leur cadavre entièrement carbonisé il ne savait par quel mystérieux coup de magie étaient rejetés par les vagues de la mer sur cette plage maudite. Et il était retourné à sa case à Ladorcey.
Chapitre
6
Le lendemain soir après avoir dîné en compagnie de son oncle Julius et son cousin Antonin, ils se rendirent au Bord de la Rivière s'incliner devant la dépouille mortuaire et assister à la veillée mortuaire d'Alexandra. Et, ce fut au cours de la veillée mortuaire qu'ils apprirent la nouvelle de la mystérieuse disparition du bras maudit de la dépouille d'Alexandra. Et le mystère lui apparut encore plus macabre quand il entra dans la chambre mortuaire et qu'il vit non pas la dépouille d'une jeune femme âgée seulement de 23 ans mais celui d'une vieille femme de quatre-vingt-dix ans. Certains contaient même que sa mort s'était révélée contraire à la tradition des coolies de l'Etoile qui voulaient que tout individu étranger à leur famille ayant toucher le corps carbonisé de l'un des leurs que les flots de la mer aurait rejeter sur la plage à l'anse du fou serait condamner à contracter leur malédiction et y mourir comme l'un des leurs au fond de leur falaise maudite. Car Alexandra était morte dans son lit. Cette dépouille mortuaire exposée sur le lit n'avait aucune ressemblance physique avec l'image d'Alexandra. Tout ceci pensa-t-il était une étrange ressemblance à une nouvelle manifestation de la magie hallucinante de ces maudits coolies de l'Etoile, dit-il à son oncle Julius.
Ô Seigneur Jésus, Marie, Joseph, est-ce possible, avait marmotté le vieil homme dans ses mains posées sur ses lèvres quand son neveu lui fit remarquer la disparition mystérieuse du bras de la dépouille d'Alexandra. Car c'était un vieil homme très pieux. Et tandis que la foule triste chapelet en main égrenait leur chagrin par de longue déprécation et des chants religieux afin d'écarter la magie hallucinante des coolies, Adrien, quant à lui, très affecté par la mort trop tôt d'Alexandra à qui il avait promis la guérison avait le plus grand mal à croire à la disparition mystérieuse de son bras. Et la tête basse il se mit à prier sur cette dépouille qu'il ne croyait pas être celle de Alexandra et lui fit la promesse de monter un jour prochain à l'Etoile, chez ces coolies afin d'y découvrir le secret de leur magie noire et de revenir ce jour-là au cimetière lui dire le moyen par lequel ces coolies lui avait volé sa jeune vie en mettant le feu dans sa chair. Adrien ne pouvait pas détacher son regard de cette dépouille. Et il n'arrêtait pas à se demander, comment cela se pouvait-il qu'un jeune coolie de cette famille de l'Etoile allant se suicider en se jetant du haut de cette falaise se retrouve le corps entièrement carbonisé trois jours plus tard sur la petite plage de l'anse du fou?... Et comment par un simple contact ce corps carbonisé peut-il contaminé jusqu'à ce point de mettre le feu dans la chair de celui qui le touche?... De quel Dieu et de quel Diable ce vieux coolie peut-il bien détenir un aussi grand pouvoir transcendantal ?... Là-bas, à Haïti, il connaissait beaucoup de grand-prêtre et de prêtre vaudou, - nègre et coolie - possédant de grand pouvoir surnaturel.Mais jamais, au grand jamais il n'avait eu connaissance que l'un d'entre eux puisse détenir un tel grand pouvoir transcendantal,macabre et aussi diabolique que détient ce vieux coolie de l'Etoile. Son âme était constamment hantée par ces questions. Aussi il venait de faire sa promesse non pas à cette dépouille allongée sur ce lit, mais à l'esprit de la défunte Alexandra. Et il était aussi déterminé à tenir cette promesse. Mais, seulement, voila, il est un nègre et non un coolie. Alors comment et quel stratagème inventé pour monter à l'Etoile pour sympathiser et se faire accepter par ces coolies aussi méfiants que serpent dit-on? Cela faisait seulement plus d'une semaine qu'il était revenu au pays et il ne connaissait personne d'autre que son oncle Julius et son cousin Antonin, qu'il tenait à protéger. Donc il ne connaissait personne d'autre dans le coin ni ailleurs dans l'Île pouvant le renseigner sur les farouches coolies de l'Etoile. Mais, seulement il ne fallait pas trop tarder pour monter là-haut dans le cas où ces coolies viendraient à prendre connaissance de l'arrivée d'un Séancier à Ladorcey et d'envoyer l'un des leurs le consulter et voir son visage avant qu'il agisse. Ce qui compromettrai très fortement l'avenir de sa mission de la promesse faite à l'esprit de la défunte Alexandra.
Chapitre
7
Adrien avait toutes les peines du monde à livrer son secret à son vieil oncle Julius qu'il considérait comme un étranger pour lui, car sa conscience était guidée par son manque de confiance et la peur de savoir le secret de sa promesse tombé dans les oreilles de ces coolies l'incitait à la plus grande prudence. Mais comme cette envie était très forte au point de lui devenir insoutenable, il avait pris la décision d'en dire quelques mots à son vieil oncle Julius. Mais seulement, grand mal lui avait pris, car au lieu de répondre aux questions qu'il lui posait au sujet de ces coolies de l'Etoile, le petit homme trapu aux petits yeux vifs qui connaissait que trop bien la réputation diabolique de ces coolies lui répondit par une diatribe enrobant toute sa peur : Toi,toi,toi, Adrien, mon neveu, serais tu devenu complètement fou. Est-ce que tu t-es seulement regardé un jour dans une glace, toi le nègre marron? Toi,toi,toi, qui est plus nègre marron que je le suis moi-même, comment cette idée a-t-elle pu germer dans ta petite cervelle du nègre marron que tu es ? Adrien, tu as vu tes cheveux comme ils sont gweinen mêlés, Adrien? Maintenant Adrien, dit-moi, Adrien comment comptes-tu t'y prendre pour faire manger ta baliverne à ce vieux coolie de l'Etoile deux, même trois fois plus méfiant qu'un vieux serpent constamment sur ses gardes et surtout plus encore depuis ce dernier évènement que nous venons de vivre ici ces derniers jours? Peux-tu me dire, monsieur le nègre marron de mon neveu fou comment comptes-tu annoncé et faire croire à ce vieux coolie que tu serais l'un des leurs arrivé de je ne sais où? Mais oui, mais oui, monsieur le nègre marron que Alexandra était une très belle jeune femme. Mais oui, mais oui, monsieur qu'elle était charmante. Mais oui, mais oui, monsieur mon neveu fou, qu'elle avait cette bouche aux lèvres si pulpeuses et cette poitrine si généreuse qui mettraient le feu dans le fouk la braguette de n'importe lequel des hommes. Mais oui, mais oui, monsieur le haïtien, quel avait le don de faire bouger cette paire de fesses que lui avait fait don la nature si généreuse en vers elle de manière que même un vieux bouc comme moi était capable de la suivre jusque dans le four de l'enfer afin de lui soutirer rien qu'un seul ti bo effleuré. Adrien, ton visage de nègre marron ne cache absolument rien de cette brûlante envie qui ton âme à vouloir monter à l'Etoile chez ces coolies que tu ne connais même pas et que tu es bien loin de connaître. Depuis cette nuit de la veillée mortuaire je vois ton visage se transformé jusqu'à se métamorphosé en celui de la défunte Alexandra à chaque fois que je pose dans mes yeux obscurcis sur toi. Et c'est bien le visage de la défunte Alexandra que je vois devant-moi, monsieur mon nègre marron fouben téméraire. Et je veux bien même te confier à toi mon neveu de nègre marron fouben, que c'est bien la première fois durant tous mes soixante-quinze années de ma saloperie de chienne de vie de nègre marron que je vois un jeune homme s'amouraché d'une morte. Oui, d'une morte. Adrien, toi mon neveu fouben, n'importe lequel des hommes a le droit d'aimer la femme qu'il aime, ce qui est à mettre à son honneur, mais pour peu que cette femme soit vivante. Et crois-tu sincèrement que cette folie qui brûle ton âme en vaille la peine qu'un jeune homme comme toi puisse sacrifier sa propre vie aux dépits des atroces souffrances qui en découleraient à cause de l'amour posthume d'une jeune femme, Adrien? Et si monsieur mon neveu de nègre marron fouben pense ne pas être devenu complètement fou depuis cette après-midi du mercredi que Alexandra qu'il ne connaissait même pas à son existence était montée ici afin de se faire soigner ses plaies selon le conseil dont ne sait ni toi ni moi non plus par quelle mystérieuse vieille femme. Alors monte. Cours, monte vite à l'Etoile mon neveu fouben chez ces coolies et conte leurs tes balivernes et tu verras pour sûre comment ils ne vont pas manquer de t'envoyer mourir toi aussi tout comme ce monsieur Odilon et ce monsieur Kébwa au fond de leur falaise où la table de leur Dieu Zapateck est toujours dressée en attendant son prochain festin macabre. Comme un petit poissons rôti, oui, monsieur mon neveu de nègre marron fouben, oui comme un petit poisson rôti et carbonisé tu finiras tes jours dans le ventre de Zapateck leur Dieu au fond de leur maudite falaise. Voila comment comment monsieur le nègre marron de mon neveu fouben tu finiras tes jours si jamais tu ne m'écoutes pas et tu ne renonces pas tout de suite à ta promesse insensée que tu as faite à la défunte Alexandra de monter là-haut à l'Etoile afin de défier ces coolies sur leur terre.
Chapitre
8
Adrien avait écouté la diatribe de son vieil oncle Julius comme il aurait écouter le sermon d'un vieux grand-prêtre vaudou ou bien le sermon d'un curé quelque part dans une église en Haïti. Il but une gorgée dans son verre de ptit-punch et il croisa les jambes sur la chaise dans la véranda. Il faisait déjà nuit noire et les loïtes minuscules grenouilles avaient depuis bien longtemps leur concert flûté accompagnant la nuit; quand son vieil oncle Julius en grosse colère contre sa décision, appela son fils, Antonin, Antonin, hurla le vieux bonhomme très fâché après son neveu.
- Oui, papa, lui répondit la voix de son fils qui était âgé d'environ une quarantaine d'années.
- Tu lâches immédiatement le dîner que tu es en train de préparer et tu cours vite à l'ajoupa me seller ma Mandine et tu me l'amènes ici aussitôt que tu auras fini, car je dois accompagner ton nègre marron de cousin au bourg.
- Il fait déjà nuit noire, mon oncle, et qu'avons-nous de si urgent à faire au bourg?
- Eh bien, c'est précisément qu'il fait déjà nuit noire et que monsieur le nègre marron de mon neveu ne veut absolument pas entendre raison et ainsi abandonner son entêtement à vouloir à tout prix monter à l'Etoile chez les coolies chercher la mort que nous avons à faire au bourg avant que man Lérandy ne ferme boutique.
- Qui est donc cette man Lérandy que nous devons voir en urgence cette nuit oncle Julius?
- Un oncle a autant de devoir qu'un père absent à se dévouer pour sauver la vie d'un neveu aussi entêté quand cela lui paraît nécessaire, oui ou non Adrien?
- Et tu penses vraiment oncle Julius que cette man Lérandy détiendrait selon toi la clef qui me ferait renoncer à ma promesse faite à la défunte Alexandra?
- Fais comme moi, Adrien, grimpe en selle car je me dois de te conduire dans cette boutique bar de man Lérandy afin que tu rencontres le vieux Léopold qui te contera tous les dangers de ta folie à vouloir monter à l'Etoile chez ces coolies.
- Et qui est ce monsieur Léopold oncle Julius?
- Ce vieil homme était depuis les derniers évènements le dernier témoin survivant de tous ceux qui furent frappés de la malédiction des coolies de l'Etoile...lui au moins et comme je le pense pourra peut-être te faire entendre raison afin que tu arrêtes ton projet fou de monter à l'Etoile défier ces dangereux coolies sur leur terre comme tu penses le faire Adrien.
Chapitre
9
Les deux hommes avaient abandonnés momentanément Mandine et Mama Doc à brouter dans le gazon du terrain de foot ball près de l'usine et ils avaient marchés en silence jusque dans la boutique bar de man Lérandy située en plein centre de Sainte-Marie. Cela dit, cette man Lérandy était une grosse chabine une négresse à la peau blanche qui ne décrochait jamais un sourire à ses clients. Elle était devenue veuve et héritière depuis environ cinq ans de son défunt mari ancien cadre à l'usine. Elle était très sévère avec ses clients mais elle tolérait la présence du vieux Léopold dans son bar tout simplement parce qu'ils étaient tous les deux de la même race. Julius n'était pas trop fier de son coup car bien qu'ils étaient tous les deux originaires de Ladorcey leurs différends avaient commencés sur les bancs de l'école. Et il craignait que leurs différends ne renaissent là en présence de son neveu dans la boutique bar de man Lérandy qui n'hésiterait pas à les faire quitté dare-dare son établissement.Le vieux chaben était assis à sa table habituelle qu'il ne quittait que lorsqu'il avait un besoin naturel à satisfaire et à la fermeture de la boutique bar. Sa tête était une grosse touffe de cheveux faisant un tout avec une longue barbe grisonnante en bataille. De son visage, on y distinguait que sa grosse pipe coincée d'entre ses dents, son gros nez rouge et ses deux beaux yeux bleu acier qu'il montrait seulement quand il était en très grosse colère. Les voyants s'approcher de sa table, le vieux chaben leva la tête et planta ses deux beaux yeux bleu acier métamorphosés en couleur nuit tropicale dans les deux petits yeux noirs de Julius.
- Bonsoir, Léopold. lui avait dit Julius pas trop rassuré.
Le vieux chaben ne répondit pas à son bonsoir, mais se contenta de le toiser et le fusiller de ses noirs de nuit tropicale. Ensuite il prit sa bouteille de rhum blanc et se servit un grand verre qu'il laissa sur le bois nu de la table. Et dans le même mouvement assez lent du bras, le chaben décoinça sa grosse pipe d'entre les quelques dents jaunies de sa bouche caverneuse rongées par l'alcool et le tabac et posa la pipe à côté du verre sur la table.
- Eh bien,Julius, qu'est-ce que tu attends donc pour prendre une chaise et t'asseoir à ma table tels les anciens amis que nous avons toujours été... et ce jeune monsieur que je ne connais pas et qui semble être en ta compagnie peut lui aussi prendre une chaise et s'asseoir pour boire un petit punch à notre amitié.
N'est- pas Julius.
N'est- pas Julius.
- J'attendais que tu m'invites à m'asseoir à ta table Léopold.
Et à peine s'étaient-ils assis à sa table qu'aussitôt le vieux chaben laissa éclater sa grosse colère coutumière à l'endroit de Julius car il ne supportait que très mal que tous ces gens et qui plus est un ancien camarade d'école entre guillemet avec lequel il ne s'était pourtant jamais bien entendu le considère bien moins qu'un vulgaire étranger et plus encore comme un vieux fou depuis qu'il était sortit de l'asile des fou et qu'il n'arrêtait point de leur conter la vérité sur la mort de son défunt compère Kébwa que les coolies de l'Etoile avait ensorcelé et l'envoyer se tuer dans leur falaise du diable à l'anse du fou.
- Calme-toi, Léopold, calme-toi, lui avait dit Julius.
- Tu me sommes de me taire, Julius, et pourquoi donc devrais-je toujours me taire alors que toi Julius et tous ces couillons qui navigue dans cette ville vous ne voulez pas m'écouter alors qu'au lieu de cela vous ne cessez de m'humilier et penser à tort d'être le véritable assassin de mon défunt compère Kébwa que ces maudits coolies je te le dis et te le répète encore ce soir Julius qui ont envoyé mon compère Kébwa se faire rôtir et carbonisé tel un poisson dans leur feu du diable dans les flots de la mer à l'anse du fou. Toi,toi,toi et moi, Julius, qui nous connaissons depuis la première seconde où nos mères respectives nous ont expulsé de la matrice. Toi et moi qui depuis nos plus tendres enfances et nos plus jeunes âges que nous avons commencé à user nos pieds sur les pierres chaudes dans les traces de Ladorcey pour nous rendre à l'école et au catéchisme où nous nous asseyons sur le même banc. Nous avons mangé, nous avons joué, nous avons couru les mêmes filles et à présent que je suis au fond du trou du cul du diable des coolies de l'Etoile c'est à ce moment-là que tu oses trahir ton propre ami d'enfance Julius. Et je n'ose même pas penser Julius qu'autrefois toi et moi nous avions dormis ensemble dans le même lit car nos parents étaient proches voisins et vrais amis...n'est-ce pas Julius.
Et à peine s'étaient-ils assis à sa table qu'aussitôt le vieux chaben laissa éclater sa grosse colère coutumière à l'endroit de Julius car il ne supportait que très mal que tous ces gens et qui plus est un ancien camarade d'école entre guillemet avec lequel il ne s'était pourtant jamais bien entendu le considère bien moins qu'un vulgaire étranger et plus encore comme un vieux fou depuis qu'il était sortit de l'asile des fou et qu'il n'arrêtait point de leur conter la vérité sur la mort de son défunt compère Kébwa que les coolies de l'Etoile avait ensorcelé et l'envoyer se tuer dans leur falaise du diable à l'anse du fou.
- Calme-toi, Léopold, calme-toi, lui avait dit Julius.
- Tu me sommes de me taire, Julius, et pourquoi donc devrais-je toujours me taire alors que toi Julius et tous ces couillons qui navigue dans cette ville vous ne voulez pas m'écouter alors qu'au lieu de cela vous ne cessez de m'humilier et penser à tort d'être le véritable assassin de mon défunt compère Kébwa que ces maudits coolies je te le dis et te le répète encore ce soir Julius qui ont envoyé mon compère Kébwa se faire rôtir et carbonisé tel un poisson dans leur feu du diable dans les flots de la mer à l'anse du fou. Toi,toi,toi et moi, Julius, qui nous connaissons depuis la première seconde où nos mères respectives nous ont expulsé de la matrice. Toi et moi qui depuis nos plus tendres enfances et nos plus jeunes âges que nous avons commencé à user nos pieds sur les pierres chaudes dans les traces de Ladorcey pour nous rendre à l'école et au catéchisme où nous nous asseyons sur le même banc. Nous avons mangé, nous avons joué, nous avons couru les mêmes filles et à présent que je suis au fond du trou du cul du diable des coolies de l'Etoile c'est à ce moment-là que tu oses trahir ton propre ami d'enfance Julius. Et je n'ose même pas penser Julius qu'autrefois toi et moi nous avions dormis ensemble dans le même lit car nos parents étaient proches voisins et vrais amis...n'est-ce pas Julius.
Chapitre
10
Après lui avoir dit tout ça le vieux chaben lui planta ces deux yeux bleu acier presque éteints et il usa de toute la puissance de sa voix éraillée pour lui dire encore à Julius : Eh cela ne date pas d'hier hein, Julius...pour autant tu ne fus pas ni le premier ni le dernier à me trahir hein, Julius. Et je t'incombe de la plus grosse responsabilité dans cette affaire à toi plus que les autres ignares de cette ville, puisque toi, toi Julius que je croyais être mon meilleur ami, mon frère, jusqu'à ce jour-là, oui, toi comme tous les autres vous m'avez tous trahi après m'avoir affublé de cette âme de criminel alors que je vous jure en être pour rien dans ce meurtre. Oui, vous tous ici. Oui,oui,oui monsieur. Vous tous ici m'avez accusé d'un meurtre que jamais un homme dit normal comme moi aurait été incapable de commettre sur un ami comme compère Kébwa. Et de surcroît un meurtre qui est à mettre au crédit du surnaturel. Oui, Julius, au crédit du surnaturel, Julius. Et cela fait à présent combien d'année, hein Julius, que ton regard ne cesse de fuir le mien depuis cette histoire, Julius? Combien d'année que je n'avais pas entendu le son de ta voix m'annoncée un bonjour ou un bonsoir et te voila là ce soir comme par miracle assis-là à ma table ce que depuis bien longtemps tu n'avais pas osé faire et de plus en compagnie d'un étranger. Et pourquoi êtes-vous là tous les deux assis-là à ma table, hein Julius ?...Et peux-tu me dire pourquoi comment et par quel miracle vous tous les deux là assis à la table d'un meurtrier, hein, Julius?
Julius saisi son verre posé sur la table et le bu cul sec et il dit au vieux Léopold : Il n'est point utile ni pour toi et ni pour moi de continuer cette colère.
Je le sais.
Je sais que je n'ai pas toujours été très claire dans cette affaire et que tu as mon pardon que tu l'acceptes ou pas, Léopold. Mais qui d'entre nous autres ici que tu accuses de trahison pouvait donner un quelconque témoignage clair au sujet de cette affaire que toi-même qualifie de meurtre relevant du surnaturel, Léopold?
- Voilà Julius, et c'est bien là votre lâcheté à vous tous ici, Julius. Car comment as-tu pu croire une seule seconde que moi qui fut depuis notre plus tendre enfance à tes côtés, que moi, moi Léopold qui fut ton frère et ton ami, que moi j'aurais commettre un tel acte sur mon compère Kébwa, le tué, transporté son cadavre jusque sur le sommet de la maudite falaise des coolies et le jeté dans la mèr pour maquiller ce meurtre commis par la magie de ces maudits coolies. Et si toi Julius, tu me crois capable d'un tel acte sordide, alors je te somme de donner une réponse claire aux questions que je vais te poser.
1) Peux-tu me le dire Julius toi qui connaît tout comment et pourquoi les corps de tous les jeunes coolies qui sont allés un jour et depuis des générations se jeter pour une raison ignorée de nous autres du haut de leur falaise maudite pour y mourir dans les flots de la mer qui les renvoi trois jours plus tard rôtis et carbonisés sur le plage ont-ils été tous récupérés par le vieux coolie sur la plage de l'anse du fou alors que ni le cadavre de ce monsieur Odilon ni le cadavre de mon compère Kébwa n'ait été renvoyés par la mer ?
2) Peux-tu me le dire Julius si tu le sais comment et pourquoi la jeune demoiselle Alexandra qui fut frappée des mêmes symptômes et de la même maladie diabolique des coolie que ce monsieur Odilon est morte dans son lit et non dans les flots de la mer au fond de cette maudite falaise?
3) Peux-tu me le dire Julius si tu le sais qui a pu sectionner et où est passé le bras manquant sur la dépouille de cette jeune demoiselle Alexandra? Répond à mes questions toi monsieur Julius qui croit tout savoir. lui avait dit le vieux Léopold.
Mais au lieu de tenter de lui donner une seule réponse, Julius s'empressa de lui dire, Léopold tu arrêtes immédiatement de me poser toutes tes questions aussi absurdes les unes comme les autres et que ni toi ni moi sont dans l’incapacité d'analyser et d'apporter une quelconque semblant de réponse qui serait normale dans toutes ces affaires des coolies de l'Etoile et je te prie de m'écouter et arrête-moi cette colère s'il te plait Léopold.
- Pourquoi devrais-je arrêter ma colère. Mais je suis tous les jours et constamment en colère et je resterai éternellement en colère contre toi et contre tous ces gens d'ici et d'ailleurs. Je resterai en colère contre vous tous ici qui m'accablez d'un meurtre que je n'ai pas et que je n'ai jamais commis sur mon compère Kébwa qui suivant les ordres que lui donnait cette voix invisible dans les airs l'avait dirigé cette après-midi-là jusque là-haut sur le sommet de la falaise maudite des coolies pour se jeter dans la mer et y mourir comme un jeune coolie dans les flots. Évidence même que personne ici ne veut entendre. Ma parole est-ce que vous êtes tous sourds dans cette ville?...
Et est-ce ma faute aussi si compère Kébwa nourrissait dans sa petite tête de sicrié cette idée insensé à vouloir mettre un jour au menu de son lit l'une de ces jeunes coolies qui ne peuvent supportées de voir une peau de nègre sans se sauver comme mangouste en pièskann, champ de canne à sucre. hurla encore plus fort le vieux chaben.
- Léopold, Léopold, lui avait dit calmement Julius tout en se penchant sur son oreille. Tu vois ce jeune monsieur, Léopold, il s'appelle Adrien et il est mon neveu et aussi Séancier. Je l'ai amené ici ce soir pour qu'il puisse entendre ton histoire, pour que tu lui contes mais aussi calmement que possible tout ce que tu avais vu et entendu ce jeudi après-midi où notre cher ami et défunt Kébwa était allé se jeter du haut de cette falaise maudite de coolies à l'anse du fou. Voila, je veux qu'il entende tout ça de la bouche même du seul témoin oculaire que tu es, Léopold.
- Ah bon, ce jeune monsieur ce trouve être ton neveu et aussi séancier, Julius. fit le vieux Léopold qui n'avait pas résisté à la tentation de boire un petit punch. Et tu veux Julius que je lui conte comment et dans quelle circonstance assez particulière mon compère Kébwa était allé ce jeudi après-midi se jeter du haut de la falaise des coolies pour y mourir comme un jeune coolie dans les flots de la mer au fond de leur maudite falaise du diable. C'est bien ce que tu me demandes Julius?
Julius saisi son verre posé sur la table et le bu cul sec et il dit au vieux Léopold : Il n'est point utile ni pour toi et ni pour moi de continuer cette colère.
Je le sais.
Je sais que je n'ai pas toujours été très claire dans cette affaire et que tu as mon pardon que tu l'acceptes ou pas, Léopold. Mais qui d'entre nous autres ici que tu accuses de trahison pouvait donner un quelconque témoignage clair au sujet de cette affaire que toi-même qualifie de meurtre relevant du surnaturel, Léopold?
- Voilà Julius, et c'est bien là votre lâcheté à vous tous ici, Julius. Car comment as-tu pu croire une seule seconde que moi qui fut depuis notre plus tendre enfance à tes côtés, que moi, moi Léopold qui fut ton frère et ton ami, que moi j'aurais commettre un tel acte sur mon compère Kébwa, le tué, transporté son cadavre jusque sur le sommet de la maudite falaise des coolies et le jeté dans la mèr pour maquiller ce meurtre commis par la magie de ces maudits coolies. Et si toi Julius, tu me crois capable d'un tel acte sordide, alors je te somme de donner une réponse claire aux questions que je vais te poser.
1) Peux-tu me le dire Julius toi qui connaît tout comment et pourquoi les corps de tous les jeunes coolies qui sont allés un jour et depuis des générations se jeter pour une raison ignorée de nous autres du haut de leur falaise maudite pour y mourir dans les flots de la mer qui les renvoi trois jours plus tard rôtis et carbonisés sur le plage ont-ils été tous récupérés par le vieux coolie sur la plage de l'anse du fou alors que ni le cadavre de ce monsieur Odilon ni le cadavre de mon compère Kébwa n'ait été renvoyés par la mer ?
2) Peux-tu me le dire Julius si tu le sais comment et pourquoi la jeune demoiselle Alexandra qui fut frappée des mêmes symptômes et de la même maladie diabolique des coolie que ce monsieur Odilon est morte dans son lit et non dans les flots de la mer au fond de cette maudite falaise?
3) Peux-tu me le dire Julius si tu le sais qui a pu sectionner et où est passé le bras manquant sur la dépouille de cette jeune demoiselle Alexandra? Répond à mes questions toi monsieur Julius qui croit tout savoir. lui avait dit le vieux Léopold.
Mais au lieu de tenter de lui donner une seule réponse, Julius s'empressa de lui dire, Léopold tu arrêtes immédiatement de me poser toutes tes questions aussi absurdes les unes comme les autres et que ni toi ni moi sont dans l’incapacité d'analyser et d'apporter une quelconque semblant de réponse qui serait normale dans toutes ces affaires des coolies de l'Etoile et je te prie de m'écouter et arrête-moi cette colère s'il te plait Léopold.
- Pourquoi devrais-je arrêter ma colère. Mais je suis tous les jours et constamment en colère et je resterai éternellement en colère contre toi et contre tous ces gens d'ici et d'ailleurs. Je resterai en colère contre vous tous ici qui m'accablez d'un meurtre que je n'ai pas et que je n'ai jamais commis sur mon compère Kébwa qui suivant les ordres que lui donnait cette voix invisible dans les airs l'avait dirigé cette après-midi-là jusque là-haut sur le sommet de la falaise maudite des coolies pour se jeter dans la mer et y mourir comme un jeune coolie dans les flots. Évidence même que personne ici ne veut entendre. Ma parole est-ce que vous êtes tous sourds dans cette ville?...
Et est-ce ma faute aussi si compère Kébwa nourrissait dans sa petite tête de sicrié cette idée insensé à vouloir mettre un jour au menu de son lit l'une de ces jeunes coolies qui ne peuvent supportées de voir une peau de nègre sans se sauver comme mangouste en pièskann, champ de canne à sucre. hurla encore plus fort le vieux chaben.
- Léopold, Léopold, lui avait dit calmement Julius tout en se penchant sur son oreille. Tu vois ce jeune monsieur, Léopold, il s'appelle Adrien et il est mon neveu et aussi Séancier. Je l'ai amené ici ce soir pour qu'il puisse entendre ton histoire, pour que tu lui contes mais aussi calmement que possible tout ce que tu avais vu et entendu ce jeudi après-midi où notre cher ami et défunt Kébwa était allé se jeter du haut de cette falaise maudite de coolies à l'anse du fou. Voila, je veux qu'il entende tout ça de la bouche même du seul témoin oculaire que tu es, Léopold.
- Ah bon, ce jeune monsieur ce trouve être ton neveu et aussi séancier, Julius. fit le vieux Léopold qui n'avait pas résisté à la tentation de boire un petit punch. Et tu veux Julius que je lui conte comment et dans quelle circonstance assez particulière mon compère Kébwa était allé ce jeudi après-midi se jeter du haut de la falaise des coolies pour y mourir comme un jeune coolie dans les flots de la mer au fond de leur maudite falaise du diable. C'est bien ce que tu me demandes Julius?
Chapitre
11
Hum, fit le vieux chaben afin de dénouer sa gorge de ses émotions et pour chasser les frissons grumelant sa vieille peau banche et plissée de chaben. Puis il tourna la tête et planta ses deux yeux bleu acier dans les yeux gris clair de Adrien. Hum,hum, fit-il encore tout en lustrant sa longue barbe gris de son index crochu. Hum, hum,hum, Alors Julius tu es venu ici ce soir avec monsieur Adrien ton neveu qui est aussi Séancier et tu veux que je lui conte toutes ces moqueries que je n'ai pas cessé de subir depuis le jour de la disparition tragique de mon compère Kébwa?
- C'est exactement ça, Léopold.
Aussitôt et sur un ton très calme le vieux Léopold commença à conter à Adrien l'historique des millions de fois répétés de la disparition de son compère Kébwa au fond de la falaise des coolies à l'anse du fou : il y a un peu plus d'une vingtaine d'années dit-il. Hum, mon compère Kébwa vivait tout seul dans cette petite case située de l'autre côté de cette trace qui grimpe de ses sinuosités et séparant les deux cases situées presque l'une en face de l'autre sur cette partie-là du morne. La grande case des coolies distante d'environ une cinquantaine de mètres de l'autre côté de cette même trace qui grimpe jusqu'au delà du sommet du morne de Félicité tout là-haut. Mon défunt compère Kébwa avait hérité de cette petite case de sa défunte mère qui, ne pouvant plus lutter et vivre au côté de ses voisins coolies avait fini par mettre fin à ses jours. De ce mauvais voisinage mon compère Kébwa avait gardé que de très mauvais souvenirs. Enfin bref. Cela dit, tous les jours que Dieu fait, je montais à l'Etoile passé l'après-midi avec mon compère Kébwa. Et nous nous installions dans la petite véranda devant sa petite case et nous passions l'après-midi entière et parfois très tard dans la nuit à taper le dominos et à vider nos bouteilles de rhum. A vrai dire nous passions plus de temps à mâter les jeunes coolies toutes plus belles les unes comme les autres qui ne faisaient que pointer le bout de leur nez dehors et surtout après la tombée de la nuit où elles descendaient par groupe de vieilles et de jeunes et chacun son tour faire leur toilette du soir dans la ravine tout en bas que nous jouions au dominos. Et comme la petite case de mon compère Kébwa surplombait la ravine et qu'il avait une fenêtre qui s'ouvrait au-dessus de la ravine et faisant face à l'endroit même que les coolies faisaient leur toilette du soir, mon compère Kébwa aimait à aller s'y accouder pour mieux mâter les coolies dont il n'y voyait que seulement leurs ombres au crépuscule de la nuit tombée. Mais la petite histoire était qu'il aimait taquiner les coolies qu'il connaissait très bien puisqu'il était venu au monde dans cette petite case au côté des coolies. Il n'avait aucune crainte du vieux coolies qui tous les soirs et tous les matins allait se poster près de l'un de ses trois gros tas de pierres et lançait des pierres sur le toit de sa case. Et cela ne se passait pas que le soir mais aussi les après-midi où il était bien boulé saoul et qu'il était en proie à ses fous rire éclatants et presque interminable qui avait le don d'agacer la vieux coolie qui quittait aussi prestement qu'un vieux chien fou l'ombre de sa grande véranda où il montait constamment la garde assis sur son petit banc avec une grosse pierre au côté de ses cuisses et venir dans la trace le bombarder de ses pierres. Mais à chaque fois compère Kébwa armait son bras de son grand coutelas et se lançait à la poursuite du vieil homme qui courait plus vite devant-lui malgré son vieil âge et rentre aussi vite se barricader à l'intérieur de sa grande case. Aussi et lorsque parfois l'une ou l'autre des nombreuses jeunes coolies osait s'aventurée dehors dans la cours pour étendre sa lessive au soleil, compère Kébwa se pressait d'aller se planter debout dans la trace pour ouvrir son fouk sa braguette et sortir son gwo koko sa grosse verge et se mettre à pisser en face d'elle. Et comme le plus souvent la jeune coolie habituée à son petit manège n'en faisait cas, compère Kébwa se mettait à siffloter pour ainsi attirer son attention sur sa petite exhibition. Et le vieux coolie qui observait toujours son petit manège depuis l'ombre de sa véranda rentrait dans sa colère noire, lui lançait une de ses volées de pierres et d'insultes qui se terminait par cette phrase : "Sale petit cochon nwè noir, c'est là-haut sur le sommet de cette falaise que je t’envierai mourir." Et c'était à chaque fois par cette petite phrase que prenait fin leur petite guérilla habituelle. Compère Kébwa quant lui ne se privait d'aucune occasion et d'aucune indécence pour faire rager le vieux coolie et surtout lorsque les vapeurs des petits punch brûlaient sa petite cervelle de sicrié moineau dans sa petite tête. Pour autant et ce malgré tout leur cancan quotidien, jamais monsieur Adrien, et je vous le dis et vous le confirme; jamais mon défunt compère Kébwa n'a jamais et pas une seule fois. Vous m'entendez monsieur Adrien. Pas une seule fois, et bien qu'il était de beaucoup plus jeune que le vieux coolie il avait trouvé assez de courage en lui et commettre un quelconque acte de violence contre le physique du vieux coolie. Mais les voyants tous les deux s'injuriés et s'invectivés à distance respectable, je me disais que si compère Kébwa qui avait le plus souvent le dessus sur le vieux coolie ne poussait jamais plus loin cet avantage par un contact physique c'était tout simplement parce que il avait trop peur qu'il ne contracte sa malédiction par ce simple contacte de leur peau. Je sais, et je suis sûre à cent pour cent d'être dans le vrai en vous disant cela monsieur Adrien. Car malgré toute cette rage qui parfois le faisait bouillir comme grand faitout d'eau chaude sur le feu il avait toujours tendance à reculer à chaque fois que le vieux coolie tentait de s'approcher un peu trop près de lui. Enfin bref, monsieur Adrien, car ce que je pense ne doit pas avoir beaucoup d’intérêt pour vous le Séancier ni pour personne. Mais ce qui peut-être de l'intérêt pour vous monsieur Adrien, si toutefois vous voulez bien croire et vous intéresser à mon histoire.
Chapitre
12
Ce jeudi après-midi-là autant que je me souvienne, j'avais quitté ma case à la Rue Paille dans les environs de 13h30 pour me rendre à l'Etoile passer l'après-midi avec mon compère Kébwa comme chaque après-midi. Je venais de quitter la grand route et commençai à grimper dans la trace qui dégringole la trace en direction de la mer tout en bas. J'étais sur le point d'atteindre le sommet de la pente raide bordée de hauts poiriers ferrements enracinés à ma droite sur la pente, quand, soudain j'avais aperçu là-haut sur le sommet du morne et à l'endroit même où la trace commence à sérieusement piquée du nez et dans l'ombre des poiriers plus hauts, compère Kébwa le corps complètement désarticulé déambulent et bringuebalant comme un homme ivre dans la trace. Je fus si stupéfait de voir mon compère Kébwa que je me suis précipité à marcher plus vite dans la trace pour pensais-je le retenir dans son élan d'homme boulé : Compère Kébwa, compère Kwéwa, je me suis mis à hurler, car bien que gros buveur jamais je ne l'avais vu boulé à 2hoo de l'après-midi. C'était aussi ça mon étonnement. Cependant j'avais à peine soufflé que je fus aussitôt saisi d'effroi. Un gros frisson glacial me saisi de la tête aux pieds quand j'aperçu cette coulée de bave noire écumeuse coulant de la bouche de mon compère Kébwa râlant tel un cheval épuisé dans ses mors. Le corps disloqué, les yeux hagards et aussi rouges tels deux gros piments zwezo lampions fixés sur le sommet de la falaise des maudits coolies. Et à l'instant même où il me croisait dans la trace et que d'un dernier reflex de son corps désarticule il tenta de s'accrocher à moi; et tenez-vous bien assis sur votre chaise, car ce que je vais vous annoncer à l'instant va certainement vous surprendre, comme je fus complètement paralyser ce jeudi après-midi-là dans cette trace de l'Etoile. C'est à cet instant précis que j'ai entendu cette voix étrange parlant dans l'invisible lui dire: "Tou dwett, tou dwett, tou dwett Kébwa!" lui avait dit cette voix étrange et invisible.
- Une Voix !
- Vous venez de dire que vous avez entendu une voix étrange dans l'invisible parler à votre compère Kébwa, monsieur Léopold ! lui avait dit Adrien étonné et ouvrant tout grand ses deux yeux gris clair de chat sur le visage du barbu.
- Oui, monsieur.
- Oui, oui, oui, et parfaitement et comme je vous entends-là, monsieur le séancier ! Et vous n'allez surtout pas commencer vous aussi à croire, vous aussi l'étranger, et comme tous ces gens ici dans cette ville que j'étais boulé ce jeudi après-midi-là de la disparition de mon compère Kébwa, hein, monsieur le séancier ! Et je persiste à vous dire que j'ai bien entendu de mes propres oreilles cette voix étrange dans l'invisible dire d'aller tout droit à mon compère et défunt Kébwa. Et n'aller pas croire messieurs que la folie s'était emparée de mon esprit comme cela se dit et se répète un peu trop souvent à mon goût par toutes ces mauvaises langues piquantes ici dans cette ville qui ne cesse de m'accabler de ce meurtre.
- Non,non,non, ne vous arrêtez pas, continuez, monsieur Léopold, continuez à me conter votre histoire, lui avait dit Adrien redoublant toute son attention.
- Monsieur le séancier, repris le vieux Léopold, je suis incapacité de vous combien de temps je suis resté complètement aveugle et les fesses plantées dans le tapis de feuilles mortes des poiriers dans la trace sans pouvoir bouger et me relever après le passage auprès de moi de mon compère Kébwa continuant sa marche claudicante et chavirant e en direction du sommet de la falaise maudite des coolies. Eh surtout, ne me le demander pas messieurs, car je ne suis pas en mesure de vous le dire. Hum, car je me sentais tournoyé en l'air comme dans la ronde infernale d'un chouval bwa manège. Et la seule chose dont je me souvienne, je crois, c'est d'avoir hurlé après mon compère : Kébwa, Kébwa ! Et je n'ai pas souvenir avoir entendu sa voix répondre à la mienne. Enfin, après maintes tentatives, j'avais réussi à me relever debout sur mes jambes flageolantes et tourner en rond tout en cherchant une grosse racine ou bien un tronc d'un poirier pour ainsi m'appuyer et tenir debout, quand soudain mes yeux s'ouvrirent tout grand sur le sommet de la falaise et à l'instant même où compère Kébwa s'apprêtait à sauter dans le vide. Seigneur Jésus, Marie, Joseph, Dieu tout Puissant, avais-je hurlé aussitôt en voyant mon compère debout sur le sommet de la falaise et sur le point de se jeter dans le vide pour y mourir sur les rochers et dans les flots bouillonnants au fond de la falaise. Non,non,non, pas ça, Seigneur Jésus, Dieu pas possible, avais-je encore hurlé à l'instant où j'ai vu comme le bras d'un homme dans les airs pousser et précipiter avec une grande violence mon compère Kébwa dans le vide. Et quelques secondes seulement après sa disparition derrière la falaise, j'ai entendu comme un gros boum semblable à un gros coup de tonnerre dans un ciel sans nuage, mais provenant de l'autre côté de la falaise que j'ai vu monté cette énorme flamme de feu qui s'était élevée d'environ dix mètres plus haut au-dessus du sommet de la falaise maudite des coolies.
- Une flamme de feu, vous dîtes avoir vu montée une flamme de feu derrière la falaise ce jeudi après-midi-là après que le bras dans l'invisible eut poussé votre compère Kébwa du sommet de la falaise, monsieur Léopold?...
- Oui, oui, et oui, monsieur le séancier que j'ai vu une haute flamme montée derrière la falaise maudite des coolies, et quelques secondes après le gros boum. Et pour le reste, tout mon corps s'était mis à trembler comme les feuilles des hauts poiriers secoués par un gros coup de vent aus-dessus de ma tête. Et j'étais resté-là les genoux plantés dans le tapis de feuilles mortes tel un pantin désarticulé dans la trace.
- Et que s'est-il passé ensuite, monsieur Léopold ?
- I lè, mwen ka fèmen. Il est l'heure, je ferme. avait dit man Lérandy de sa petite voix fluette.
A SUIVRE.
- Non,non,non, ne vous arrêtez pas, continuez, monsieur Léopold, continuez à me conter votre histoire, lui avait dit Adrien redoublant toute son attention.
- Monsieur le séancier, repris le vieux Léopold, je suis incapacité de vous combien de temps je suis resté complètement aveugle et les fesses plantées dans le tapis de feuilles mortes des poiriers dans la trace sans pouvoir bouger et me relever après le passage auprès de moi de mon compère Kébwa continuant sa marche claudicante et chavirant e en direction du sommet de la falaise maudite des coolies. Eh surtout, ne me le demander pas messieurs, car je ne suis pas en mesure de vous le dire. Hum, car je me sentais tournoyé en l'air comme dans la ronde infernale d'un chouval bwa manège. Et la seule chose dont je me souvienne, je crois, c'est d'avoir hurlé après mon compère : Kébwa, Kébwa ! Et je n'ai pas souvenir avoir entendu sa voix répondre à la mienne. Enfin, après maintes tentatives, j'avais réussi à me relever debout sur mes jambes flageolantes et tourner en rond tout en cherchant une grosse racine ou bien un tronc d'un poirier pour ainsi m'appuyer et tenir debout, quand soudain mes yeux s'ouvrirent tout grand sur le sommet de la falaise et à l'instant même où compère Kébwa s'apprêtait à sauter dans le vide. Seigneur Jésus, Marie, Joseph, Dieu tout Puissant, avais-je hurlé aussitôt en voyant mon compère debout sur le sommet de la falaise et sur le point de se jeter dans le vide pour y mourir sur les rochers et dans les flots bouillonnants au fond de la falaise. Non,non,non, pas ça, Seigneur Jésus, Dieu pas possible, avais-je encore hurlé à l'instant où j'ai vu comme le bras d'un homme dans les airs pousser et précipiter avec une grande violence mon compère Kébwa dans le vide. Et quelques secondes seulement après sa disparition derrière la falaise, j'ai entendu comme un gros boum semblable à un gros coup de tonnerre dans un ciel sans nuage, mais provenant de l'autre côté de la falaise que j'ai vu monté cette énorme flamme de feu qui s'était élevée d'environ dix mètres plus haut au-dessus du sommet de la falaise maudite des coolies.
- Une flamme de feu, vous dîtes avoir vu montée une flamme de feu derrière la falaise ce jeudi après-midi-là après que le bras dans l'invisible eut poussé votre compère Kébwa du sommet de la falaise, monsieur Léopold?...
- Oui, oui, et oui, monsieur le séancier que j'ai vu une haute flamme montée derrière la falaise maudite des coolies, et quelques secondes après le gros boum. Et pour le reste, tout mon corps s'était mis à trembler comme les feuilles des hauts poiriers secoués par un gros coup de vent aus-dessus de ma tête. Et j'étais resté-là les genoux plantés dans le tapis de feuilles mortes tel un pantin désarticulé dans la trace.
- Et que s'est-il passé ensuite, monsieur Léopold ?
- I lè, mwen ka fèmen. Il est l'heure, je ferme. avait dit man Lérandy de sa petite voix fluette.
A SUIVRE.
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