Messages les plus consultés

lundi 10 octobre 2011

LE MANDAÎ.


LE MANDAI 
1
Les choses semblaient se précipitées singulièrement chez les tamouls car le jeudi de cette même semaine mourut la vieille man Albrijeanne. Et bien que le vieux tamoul avait abandonné ses tas de pierres et qu'il avait cessé de monter la garde assis sur son petit banc dans sa véranda, et que Indra avait complètement disparu depuis leur dernière escarmouche, Adrien n'était pas aller à la veillée mortuaire de la vieille femme bien que l'envie lui brûlait d'aller faire un petit tour dans la chambre mortuaire pour voir sa dépouille car il avait encore dans sa tête cette image de vieille femme de la défunte Alexandra sur son lit mortuaire. Il n'était pas aller non plus à son enterrement qui eut lieu au cimetière de sainte-marie. Et il lui semblait que les mouches avaient changées d'âne et que les choses semblaient prendre bonne tournure pour lui, car, le mercredi suivant la mort de man Albrijeanne, il était dans les environs de 2h00 du matin quand il fut réveillé par les bruits des ongles d'une main grattant sur sa porte de sa chambre derrière sa case. Il se leva et alla ouvrir la porte. Il fit un grand bond en arrière, car aussitôt la porte ouverte, il entendit la voix du garçon debout dehors dans la nuit noire, lui chuchoter : " monsieur Hildevert, je m'appelle Sandji, est-ce que je peux entrer vous parlez une minute ?" Adrien hésita un court instant avant qu'il écarta la porte et laisser entrer le garçon. Il avait très bien fait, car dés qu'apparut le visage du garçon dans la lumière de sa lampe, il ouvrit tout grand ses deux yeux gris clair de chat  car c'était précisément le jeune garçon  qui suscitait tout son intérêt et toute son attention. - Tu n'es pas encore couché et tu ne dors pas à cette heure-là de la nuit,Sandji ? - Je ne suis pas couché et je ne dore pas à cette heure-là de la nuit, parce que la nuit me fait peur et que moi aussi j'ai peur de la nuit, monsieur Hildevert. - La nuit te fait peur et tu as peur de la nuit...et qu'est-ce qui te fait peur la nuit et qui t'empêche de dormir, Sandji ? - J'ai peur la nuit et je n'arrive pas à dormir...c'est peut-être à cause de ce maudit cauchemar qui n'arrête pas de hanter mes nuits, monsieur Hildevert. - A cause d'un cauchemar qui n'arrête pas de hanter tes nuits que tu es encore debout à cette heure-là ? - Oui, monsieur Hildevert, c'est à cause de ce maudit cauchemar qui hante mes nuits que je ne peux pas et que je veux pas fermer mes paupières. - Alors comme tu ne peux pas dormir, tu as pensé venir me réveiller pour me dire ce que tu vois dans ton cauchemar qui t'empêche de fermer tes paupières ? - Oh, non, non, monsieur Hildevert, vous vous trompez, monsieur Hildevert, ce n'est pas du tout pour ça que je suis venu vous voir ici à cette heure-là de la nuit, car si je dois vous conter tout ce que je vois et qui me hante dans ce cauchemar, il faut tout d'abord que je demande la permission à ma tante Sandjina, monsieur Hildevert. - Alors si ce n'est pas pour me conter ton cauchemar pourquoi as-tu penser à venir me voir ici à cette heure-là de la nuit, Sandjia ?... Avait dit Adrien au garçon tout en levant un peu la voix. - Il ne faut pas parler si fort, monsieur Hildevert, car mon grand-père qui tout comme moi ne dort pas et qui vient plusieurs fois la nuit dans ma case, pourrait être là dehors et nous entendre, monsieur Hildevert. - Eh, eh, tu viens de dire ma case... et de quelle case s'agit-il, Sandji ? - De ma petite case qui est derrière la grande, monsieur Hildevert.  Adrien marqua son étonnement en roulant des yeux ronds sur le garçon et lui dit, et tu dors tout seul dans ta petite case derrière la grande, Sandji ? - Bien sûr, monsieur Hildevert, que je dors tout seul dans ma petite case derrière la grande puisque ni Samy mon grand frère et ni personne n'a jamais dormi avec moi dans ma petite case depuis ma naissance, monsieur Hildevert. - Et, sais-tu pourquoi tu dors tout seul dans ta petite case derrière la grande depuis ta naissance, Sandji ? - Bien sûr que je sais pourquoi, monsieur Hildevert, puisque Tante Sandjina me l'a dit. - Et c'est pourquoi, Sandji ? - Parce que tout simplement que je suis frappé de la malédiction de mes ancêtres, monsieur Hildevert. - Et comment sais-tu être frappé de la malédiction de tes ancêtres?... - C'est à cause de cette marque indélébile que je porte sur le haut de ma cuisse gauche, monsieur Hildevert. - Et, je peux la voir cette marque indélébile sur le haut de ta cuisse gauche ?... - Non, non, pas cette nuit, monsieur Hildevert, car si je vous le montre, j'ignore ce qui pourrait vous arrivez ou m'arriver à moi de mauvais si je vous la montre, monsieur Hildevert...je vais tout d'abord demander à ma tante Sandjina si je peux vous montrer cette marque de ma malédiction, monsieur Hildevert. - Qui est ta tante Sandjina, Sandji ? Lui demanda Adrien.  - Ma tante Sandjina, c'est cette jeune femme qui vous avait apporté à boire à vous et à mon grand-père dans la véranda l'autre jour, monsieur Hildevert. Maintenant je dois retourner à ma case avant la troisième visite de mon grand-père, monsieur Hildevert. Adrien suivit le garçon dehors dans la nuit noire jusque devant sa petite case derrière la grande car il avait voulu vérifier de suite les dires du garçon. Il resta aussi étonné qu'il pensait que cette jeune Sandjina pouvait cette jeune sous le drap de laquelle le diable y demeure constamment, et il retourna dans sa case se coucher.
2
Trois nuits plus tard, Sandji était revenu dans sa case avec la bénédiction de sa tante Sandjina mais pour lui mon montrer cette mystérieuse marque signe de la malédiction de ses ancêtres sur le haut de sa cuisse gauche et lui conter aussi son cauchemar. C'était un petit cercle d'environ cinq centimètres de circonférence au milieu duquel poussait une petite excroissance de chair blanche incrustée sur le haut de la cuisse gauche de Sandji. C'était ça d'après la coutume des tamouls de l'étoile qui faisait de leur jeune garçon un mandaï leur enfant maudit, qu'il tenait en isolement jusqu'au jour où  devenu complètement fou; il allait se jeter du haut de cette falaise pour en finir définitivement avec sa malédiction. Du moins, c'était la version qu'il avait et pensait de la tradition morbide des tamouls. - Et, ton cauchemar, tu veux bien me le conter, Sandji, maintenant que tu m'as montré le signe de ta malédiction ? - Je veux bien vous le conter cette nuit, monsieur Hildevert, car ma tante Sandjina m'a dit que je pouvais vous le conter sans qu'il nous arrive malheur ni à vous ni à moi. lui avait dit le jeune garçon avant de commencer à lui conter son cauchemar :" Il arrive que je me trouve seul au milieu d'un immense désert de sable blanc quand soudain la terre se met à trembler au loin derrière-moi, mais jamais sous mes pieds. Et lorsque je me détourne pour voir la provenance de tout ce tremblement derrière mon dos, j’entraperçois au loin derrière-moi toute une grande armé de cavaliers et de chevaux également squelettiques les bras tendus en l'air et qui semble lancée à ma poursuite. Curieusement le ciel est toujours d'un noir profond bombardé de gros coups de tonnerre et illuminé par les éclairs par-dessus la grande armée de cavaliers et de chevaux squelettiques, tandis que le soleil brille dans un ciel bleu azuré par-dessus ma tête. Mais à mesure que s'approche la grande armée dans son désordre assourdissant, le ciel petit à petit petit se met à s'obscurcir par les bras et les mains tendus des cavaliers jusqu'à s'obscurcir complètement par-dessus ma tête.  Aussi miraculeusement je me retrouve debout sur le sommet d'une haute falaise sans aucune autre issue que de me jeter dans le vide. Et c'est aussi à cet instant précis que je vois cette très grande main squelettique beaucoup plus grande que toutes les autres sortir du milieu des cavaliers et me pousser violemment dans le vide. Voila, monsieur Hildevert, ce cauchemar qui ne cesse de venir hanter mes nuits et m'empêche de dormir."  Mais à peine le garçon eu terminé de lui conter son cauchemar qu'il s'était enfui  et disparu dehors dans la nuit noire.













Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire