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mercredi 5 octobre 2011

LA RENCONTRE.


LA RENCONTRE
Chapitre
1
Il dîna avec son vieil oncle Julius et son cousin Antonin et redescendit aussitôt à sa case pour dormir. Et comme il voulait créer la surprise et causer un choc aux tamouls; il attendit patiemment jusqu'au dimanche matin suivant pour seller Ma ma Dock et accrocher solidement sa petite valise en osier en croupe à la selle. Ensuite il ferma hermétiquement sa case et il alla grimper sur le dos de Ma ma Dock et la poussa en direction de l'étoile chez les tamouls. Il était 9h00 et la grande case était éveiller et en pleine ébullition de toilette et de senteur de bon café noir. Il tira sur la bride de Ma ma Dock et la stoppa sous les branches des manguiers à l'entrée de la grande cours des tamouls. Et, comme c'était dimanche et qu'à cette heure-là le vieux tamoul était déjà assis en service de garde sur son petit banc dans sa véranda; que voyant le cavalier et sa monture plantés dans son entrée, qu'il prit aussitôt les pierres de chaque côté de ses cuisses sur le petit banc et il fonça sur eux le bras armé par-dessus son épaule afin de les bombarder de ses pierres et les chasser de dessous des branches de ses manguiers strictement interdit aux nègres marron. Les mâchoires aussi serrées qu'un étaux, les yeux rougis par toute la haine qui animait sa soudaine grosse colère contre tous ces nègres marron. Et il était sur le point de lancer sa première pierre sur le cavalier, quand un bonjour, monsieur, en langage dravidien arrêta aussi net l'élan de son bras armé. Ainsi, d'un coup, d'un seul, il brisa l'élan et toute l'ardeur du vieux tamoul qui resta bouche bée d'étonnement ses deux petits nus plantés dans la poussière. Et, il fut à moins un de battre en retraite tellement qu'il fut surpris d'entendre ce nègre marron sur sa monture lui dire bonjour dans le langage dravidien de ses ancêtres à lui. Mais, il resta debout et figé tel un arbre dans la savane de pétrification à quelques trois pas devant le museau de Ma ma Dock. Et, l'instant du choc passé, le vieux tamoul fit un premier pas en avant et s'approcher d'un peu plus près de la jument afin de bien voir le visage de ce cavalier qui venait de lui dire bonjour dans le langage de ses ancêtres à lui. Bonjour, monsieur Aldéphonce, lui répéta le cavalier toujours en langage dravidien. Aussitôt le visage noir de nuit tropical du vieux tamoul s'était quelque peu adouci. Très prudemment  il avança ses pieds nus dans la poussière vers le cavalier en selle sur le dos de sa monture. Et comme sa méfiance et son étonnement le laissait sans voix et à demi pétrifié, Adrien profita de cette belle occasion pour ainsi pousser son avantage un peu plus loin et d'enfoncer le clou. Monsieur,est-ce que je suis bien ici au domicile de monsieur Aldéphonce Maharangassivamarata? 
- Oui, oui, monsieur, c'est bien ici. avait fini par lui répondre le vieux tamoul assez timidement, car visiblement il n'en revenait pas de sa surprise d'entendre ce jeune cavalier marron s'adresser à lui dans la langue dravidienne de ses propres ancêtres à lui. 
- Hum, hum, vous monsieur, vous êtes tamoul, vous ? lui avait dit le vieux tamoul la presque tremblotante. 
- Oui, monsieur Aldéphonce, je suis tamoul et je me prénomme, Hildevert Maranssiriajunamararangon, et j'arrive tout droit de l'île d'Haïti où  mes parent résident. 
- Ah, vous êtes haïtien!
Et, je dois vous dires aussi, monsieur Aldéphonce, que j'aie eu toute les peines du monde à trouver votre demeure, car toutes les personnes que j'aie rencontré sur mon chemin depuis trois jours que je cherche à venir ici chez-vous que j'aie enfin trouvé, se sont soient enfuis devant-moi ou sont restées complètement sourdes et muettes à ma demande de renseignement. 
Et je dois vous ajouter qu'à peine avais-je prononcé votre nom que même les enfants rentraient vite se cacher à l'intérieure de leur case ou sous la jupe de leur mère aussi tremblotante de peur qu'eux, monsieur Aldéphonce. 
- Je vous demande pardon, monsieur Hildevert, mais pour quelle raison vous étiez à chercher depuis trois jours ma demeure que vous avez réussi à trouver?
- Parce que voyez-vous, monsieur Aldéphonce, c'est que mon grand-père, monsieur Sandy Maranssiriajunamararangon, qui est tout comme vous grand-prêtre tamoul là-bas à Haïti, qui connaissant votre grande bonté de coeur m'a conseillé de venir ici chez-vous à l'étoile vous demandez l'hospitalité, dés le jour, il n'y a pas si longtemps où je lui avais annoncé mon intention de venir ici à la Martinique exercer mon métier. 
- Et, quel est votre métier, monsieur Hildevert ?
- Pour ne rien vous cacher, je suis guérisseur tamoul, monsieur Aldéphonce. 
- Et, vous êtes un vrai tamoul, vous ! 
- Bien sûr, monsieur Aldéphonce, que tout comme vous me voyez mon sang n'est point cent pour cent tamoul et que je n'ai pas non plus votre physique de tamoul. lui avait dit Adrien afin de dissiper quelque peu le doute dans la petite tête allongée du vieux tamoul aussi méfiant tel un vieux serpent. 
- Et, vous me prétendez ne pas être ni un vrai nègre marron ni un vrai tamoul qui arrive de cette Île de Haïti que moi-même je ne connais même pas pour ne jamais y avoir mis les pieds et de surcroît en langage dravidien de mes ancêtres que seul mon fils Indra et moi-même sachent encore parler dans cette Île, monsieur Hildevert ! 
- Oh, vous savez, monsieur Aldéphonce, je ne suis qu'un guérisseur tamoul et non un prêtre tamoul ! - Eh bien, puisque vous me dîtes que vous êtes un demi-tamoul qui arrive de cette île de Haïti que je ne connais même pas, je vous invite à descendre de votre cheval et de venir dans ma véranda trinquer un petit punch avec moi et fêter cette bonne nouvelle que ma famille et moi-même n'avons jamais eu à fêter depuis que nous sommes ici à l'étoile, monsieur Hildevert.
                                                                           Chapitre
2
 Adrien quitta le dos de Ma ma Dock et lui laissa la liberté d'aller brouter l'herbe tendre où elle le voulait. Puis il emboîta les petits pas assez rapides du vieux tamoul et le suivit jusque dans sa véranda. En passant devant une porte qui lui semblait être une porte de cuisine, le vieux tamoul héla, Albrijeanne, apportes-nous à boire à monsieur Hildevert et à moi, ici dans la véranda ! Le vieux tamoul l'invita à prendre place sur l'une des chaises près de la table dans la véranda. Et pendant qu'il attendait à se faire désaltérer, le vieux tamoul engagea de nouveau la conversation avec lui en langage dravidien. - Alors que m'avez-vous dit monsieur Hildevert, que fait votre grand-père, là-bas à Haïti ?... Je crois...vous m'avez dit...
 - Mon grand-père est grand-prêtre tamoul, à Port-au-Prince là-bas à Haïti, et c'est lui qui cette lourde tâche de l'organisation des cérémonies religieuses et autres de notre communauté tamoul, monsieur Aldéphonce.
 - Et, que fait votre père, monsieur Hildevert, là-bas à Haïti ?
- Mon père, quant à lui ne s'occupe de rien dans notre communauté, monsieur Aldéphonce.
- Eh, pourquoi donc, monsieur Hildevert ?
- Parce que tout simplement que mon père n'est pas tamoul, monsieur Hildevert.
- Ah, maintenant je vois pourquoi, monsieur Hildevert, c'est donc votre mère qui est tamoule?
Et, tandis qu'ils étaient assis-là dans la véranda à échanger, Adrien vit venir une vieille tamoule encore très belle pour son âge avec un grand plateau remplis de bouteilles de verres dans les mains.
- Je vous présente ma femme Albrijeanne, monsieur Hildevert, lui dit le vieux tamoul à Adrien qui aussitôt se leva de sa chaise et saluer avec politesse et respect la vieille tamoule qui très vite posa le plateau sur la table et repartit en trottinant pour disparaître derrière la porte de sa cuisine.
- A votre arrivé surprise ici parmi nous, monsieur Hildevert, fit le vieux tamoul en levant son verre de punch pour trinquer avec Adrien.
-A mon grand bonheur de vous rencontrer et d'être parmi vous, monsieur Aldéphonce, lui dit Adrien en choquant son verre de punch contre le sien. 
- Cela faisait environ une demi heure qu'ils étaient à siroter leur punch lors qu'arriva dans la véranda un très beau jeune tamoul qui devait avoir à peu près son âge.
- Je vous présente mon fils Indra, monsieur Hildevert, lui avait dit le vieux tamoul.
Adrien se leva de sa chaise et tendit le bras devant le beau jeune tamoul qui ne lui saisi pas la main, car il semblait fort mécontent de voir son vieux père si haineux assis aussi tranquillement à siroter son punch et en grande discussion avec un nègre marron. Et il tentait de dissimuler sa haine vis-à-vis de celui qu'il traitait de nègre marron mais il était trahi par les tremblements de ses lèvres qu'il n'arrêtait pas de mordiller d'entre ses dents.
- Indra, ce monsieur se prénomme Hildevert et il est tamoul, lui avait dit son vieux père afin qu'il resta silencieux, car il voyait bouillir en lui son envie de jeter ce nègre marron hors de sa propriété interdite aux nègres marron.
- Eh, combien, de temps ce monsieur compte t-il resté ici à user de notre hospitalité, papa?
- Le temps pour moi de trouver un endroit pour m'y installer et assez rapidement, monsieur Indra. S'était empressé de lui dire Adrien qui tout en évitant de regarder en direction de la petite case du défunt monsieur Kébwa enfouie sous la broussaille de l'autre côté de la trace.
- Eh bien, je pense quant à moi, que vous n'aurez pas à attendre trop longtemps ni à chercher bien loin pour trouver cet endroit que vous cherchez, monsieur Hildevert.
- Comment ça, vous avez déjà quelque chose à me proposer, monsieur Indra?
-Oui, bien entendu, monsieur Hildevert, que j'aie quelque chose à vous proposer, lui dit-il, car voyez-vous cette case là-bas enfouie au milieu de cette broussaille de l'autre côté de la trace,monsieur Hildevert, cela fait un peu plus de quinze années que son propriétaire est mort et qu'elle est abandonnée car personne ne veut venir ici pour l’habiter...elle serait idéale pour votre future installation immédiate, monsieur Hildevert.
- Et vous aurez en votre possession cette clef qui me permettrait d'ouvrir cette case et de m'y installer, monsieur Indra ?
- Oui, absolument monsieur Hildevert car cette clef est toujours restée dans la serrure de la porte depuis le décès de son propriétaire.
- Alors, je peux donc de suite aller jeter un coup d'oeil, monsieur Indra ?
- Maintenant que vous avez la preuve de la manifestation de notre grande bonté et de notre hospitalité, vous êtes libre d'aller où vous voulez seulement à ne pas vous attardez trop longtemps ici, monsieur Hildevert.




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